Environnement

Eolien offshore : vers une méga-centrale électrique verte en Mer du Nord

Le deuxième sommet de la Mer du Nord s’est tenu à Ostende, en Belgique, rassemblant neuf pays européens, dont la France, autour d’un objectif ambitieux : développer massivement l’éolien offshore et créer la plus grande centrale électrique verte d’Europe. Les participants envisagent de porter la capacité de production d’énergie éolienne en mer du Nord à 300 gigawatts d’ici 2050, en renforçant les investissements et les collaborations entre les nations.

Le deuxième sommet de la mer du Nord s’est tenu le lundi 24 avril à Ostende, en Belgique, avec pour objectif la création de la plus grande centrale électrique verte d’Europe. Neuf pays, dont la France, la Norvège et le Royaume-Uni, se sont réunis pour développer massivement le secteur de l’éolien en mer.

Les participants ont pour ambition de porter la capacité de production d’énergie éolienne en mer du Nord à 300 gigawatts (GW) d’ici à 2050, contre 30 GW actuellement. Pour cela, un “hub d’échanges énergétiques” devrait être créé afin de répondre à la demande des consommateurs. Plusieurs interconnexions sont déjà prévues, telles que “Triton Link” entre la Belgique et le Danemark, et “Celtic Interconnector” reliant la France et l’Irlande.

Le sommet s’inscrit également dans les objectifs climatiques de l’Europe et la volonté de réduire sa dépendance aux énergies fossiles. L’UE s’est engagée à doubler la part des renouvelables dans sa consommation énergétique d’ici à 2030, pour atteindre 42,5%. Néanmoins, les investissements dans le secteur de l’éolien ont connu un ralentissement, avec des commandes de turbines ayant chuté de 47% et des investissements en baisse de 24 milliards d’euros.

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Bruxelles estime que 800 milliards d’euros d’investissements seront nécessaires pour atteindre une capacité de 300 GW d’énergie éolienne en mer en 2050. Une partie des coûts sera financée par l’Union européenne.

Enfin, la sécurité des chaînes d’approvisionnement et la biodiversité seront également discutées lors du sommet. Les défis comprennent la dépendance européenne aux importations de composants critiques, tels que les terres rares, ainsi que les études d’impact sur la biodiversité marine.

Image par Thomas G.

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