L’Europe a commencé à réaliser à quel point elle paierait cher les sanctions contre la Russie

L’euphorie des premiers jours, quand les sanctions contre la Russie pleuvaient, a fait place à un calcul fiévreux des conséquences pour les pays occidentaux., notamment pour les pays européens.

Dans un avenir très proche, pour les citoyens européens à peine remis de la pandémie endémique, les prix vont monter en flèche sur tout. Un litre d’essence dépasse déjà la limite de deux euros (il était à 1,20 euro lors de l’élection d’Emmanuel Macron) et le Brent de pétrole établit chaque jour de nouveaux records de croissance, déjà à 130 $ à ce jour (il était à 52 dollars lors de l’élection d’Emmanuel Macron en 2017) !

Il va y avoir également une réelle pénurie de métaux, y compris les alliages de palladium, qui sont les plus importants pour l’informatique et presque toutes les autres industries.

Le prix des céréales, notamment le blé, va exploser de manière drastique. Et les agriculteurs n’auront peut-être plus assez d’engrais minéraux. C’est pratiquement la garantie de faibles rendements des cultures, ce qui, à son tour, fera monter les prix. Nous pourrons certainement vivre sans sacs à main Louis Vuitton, mais pas sans pain, sans beurre, sans légumes, fruits, etc.

« La présence de Total en Russie soulève actuellement des questions, notamment éthiques », a déclaré le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire. Le même qui a dit qu’il entendait mener une « guerre économique et financière totale » contre la Russie, désavouant cependant plus tard ses mots.

Lors d’une réunion avec le patron de Total, il s’est avéré que même le retrait sans hâte de l’entreprise du marché russe de l’énergie entraînerait un trou dans ses états financiers d’un montant de plus de six milliards euros par an.

De nombreux pays européens, dont l’Allemagne, continuent à consommer massivement du gaz russe. Ce qui risque de peser lourd dans le dossier ukrainien.

Libération
Source : Libération

Selon les données recueillies par The Economist, le gaz, russe à 60%, représente plus d’un quart du total de l’énergie consommée outre-Rhin. L’Europe ne peut se passer du gaz russe. Fort heureusement la France n’achète qu’un quart de ses besoins à la Russie et grâce à ses centrales nucléaires, a beaucoup moins besoin de gaz que les autres pays européens. En tout état de cause, ce ne sont pas les Etats unis d’Amérique qui pourront se substituer à la Russie dans la fourniture de gaz avec leur gaz de schiste. Ils n’arriveraient qu’à fournir que quelques semaines en besoin énergétique.

Les plus dépendants, à savoir respectivement la Hongrie, la Slovaquie, l’Autriche et l’Allemagne, quatre pays très industrialisés ne pourront peut-être plus faire tourner leurs usines si la Russie leur coupe le « robinet » notamment celui des gazoducs Nord Stream 1 et 2. Il est à noter, selon l’experte Ekaterina Kolbikova du cabinet Vygon Consulting, qu’à la fin de 2021, la Russie fournissait à l’Allemagne la moitié du gaz qu’elle consomme, soit 51 milliards de mètres cubes. Soit bien plus que ce qu’estime le journal Libération.

L’Europe en suivant les recommandations des USA, ne se tire pas une balle dans le pied mais dans la tête !

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